1.-ORSON WELLES: “Citizen Kane” (1940)

“The sled really is just a MacGuffin, and a “tawdry” one, as Welles himself admitted years later. It sends the reporter Thompson on his mission, allowing the movie to examine Kane from the varying perspectives of different people who knew him. Finally, it’s revealed that Rosebud was something about Kane that no one still living knew about, showing an aspect of his character that is now forever lost.[…] I don’t doubt that Mankiewicz, Welles, or both were inspired by the Proust passage when they sent Kane on a search for his own “lost time.” Perhaps he hoped his mother’s soul would be in that sled. But in Kane’s story, death ultimately wins.”

PAUL BOYNE: “Marcel Proust meets Charlie Kane

 

2.-ALFRED HITCHCOCK: “Rear Window” (1954)

“D’un côté de son lit était une grande commode jaune en bois de citronnier et une table qui tenait à la fois de l’officine et du maître-autel, où, au-dessus d’une statuette de la Vierge et d’une bouteille de Vichy-Célestins, on trouvait des livres de messe et des ordonnances de médicaments, tout ce qu’il fallait pour suivre de son lit les offices et son régime, pour ne manquer l’heure ni de la pepsine, ni des Vêpres. De l’autre côté, son lit longeait la fenêtre, elle avait la rue sous les yeux et y lisait du matin au soir, pour se désennuyer, à la façon des princes persans, la chronique quotidienne mais immémoriale de Combray, qu’elle commentait ensuite avec Françoise.” M. Proust “Du côté de chez Swann”

“La tante Leonie prototipo inicial del voyeur, que miraba desde su ventana todo lo que ocurría en el pueblo, es en verdad un anticipo del Marcel escritor y si lo extendemos al cine del gran observador de las salas platónicas, es decir, el espectador cinematográfico. Sobre este tema son interesantes La ventana indiscreta de Hitchcock cuyo protagonista trata de descubrir un crimen y El fotógrafo del pánico de Michel Powell, cuyo personaje comete un crimen para poder captar la experiencia de la muerte.”  Julio César Moran ” Proust como en el cine”. Revista de Filosofía y Teoría Política, núm. 35, 2004.

“S’il y avait un cinéaste qui pourrait «faire» Proust à l’écran, ce fut Hitchcock. Mais il n’a pas besoin de le faire, parce qu’en fait, ce qu’il faut.” Jean Luc Godard, Film, núm. 11, 1994.

 

3.-VINCENTE MINNELLI: “Gigi” (1958) 

“[Le Bois de Boulogne] était pour moi comme ces jardins zoologiques où l’on voit rassemblés des flores diverses et des paysages opposés ;[…]; lui, le Bois, complexe aussi, réunissant des petits mondes divers et clos — faisant succéder quelque ferme plantée d’arbres rouges, de chênes d’Amérique, comme une exploitation agricole dans la Virginie, à une sapinière au bord du lac, ou à une futaie d’où surgit tout à coup dans sa souple fourrure, avec les beaux yeux d’une bête, quelque promeneuse rapide — il était le jardin des femmes ; et — comme l’allée de Myrtes de l’Énéide — plantée pour elles d’arbres d’une seule essence, l’allée des Acacias était fréquentée par les Beautés célèbres. Comme, de loin, la culmination du rocher d’où elle se jette dans l’eau, transporte de joie les enfants qui savent qu’ils vont voir l’otarie, bien avant d’arriver à l’allée des Acacias, leur parfum qui, irradiant alentour, faisait sentir de loin l’approche et la singularité d’une puissante et molle individualité végétale ; puis, quand je me rapprochais, le faîte aperçu de leur frondaison légère et mièvre, d’une élégance facile, d’une coupe coquette et d’un mince tissu, sur laquelle des centaines de fleurs s’étaient abattues comme des colonies ailées et vibratiles de parasites précieux ; enfin jusqu’à leur nom féminin, désœuvré et doux, me faisaient battre le cœur mais d’un désir mondain, comme ces valses qui ne nous évoquent plus que le nom des belles invitées que l’huissier annonce à l’entrée d’un bal.”

M. Proust “Du côté de chez Swann”

Advertisements