1.-L’EXPERIÈNCIA REAL EN UN IOT: CREUER AGOST 1904

PAINTER: “Marcel Proust. Biografía” (trad. de A. Bosch)

 

2.-L’EXPRESSIÓ LITERÀRIA: ELSTIR PARLA DELS IOTS.-

“Le plus grand charme d’un yacht, de l’ameublement d’un yacht, des toilettes de yachting, est leur simplicité de choses de la mer, et j’aime tant la mer ! Je vous avoue que je préfère les modes d’aujourd’hui aux modes du temps de Véronèse et même de Carpaccio. Ce qu’il y a de joli dans nos yachts — et dans les yachts moyens surtout, je n’aime pas les énormes, trop navires, c’est comme pour les chapeaux, il y a une mesure à garder — c’est la chose unie, simple, claire, grise, qui par les temps voilés, bleuâtres, prend un flou crémeux. Il faut que la pièce où l’on se tient ait l’air d’un petit café.

Helleu: “Yacht de l’artiste (Port de Sanville)” (1913)

Les toilettes des femmes sur un yacht c’est la même chose ; ce qui est gracieux, ce sont ces toilettes légères, blanches et unies, en toile, en linon, en pékin, en coutil, qui au soleil et sur le bleu de la mer font un blanc aussi éclatant qu’une voile blanche. Il y a très peu de femmes du reste qui s’habillent bien, quelques-unes pourtant sont merveilleuses.

Helleu: “Regatta” (1901)

Aux courses, Mlle Léa avait un petit chapeau blanc et une petite ombrelle blanche, c’était ravissant. Je ne sais pas ce que je donnerais pour avoir cette petite ombrelle. » J’aurais tant voulu savoir en quoi cette petite ombrelle différait des autres, et pour d’autres raisons, de coquetterie féminine, Albertine l’aurait voulu plus encore. Mais comme Françoise qui disait pour les soufflés : « C’est un tour de main », la différence était dans la coupe. « C’était, disait Elstir, tout petit, tout rond, comme un parasol chinois. »

Helleu: “Jeune femme en blanc” (1900)

Je citai les ombrelles de certaines femmes, mais ce n’était pas cela du tout. Elstir trouvait toutes ces ombrelles affreuses. Homme d’un goût difficile et exquis, il faisait consister dans un rien, qui était tout, la différence entre ce que portaient les trois quarts des femmes et qui lui faisait horreur et une jolie chose qui le ravissait, et, au contraire de ce qui m’arrivait à moi pour qui tout luxe était stérilisant, exaltait son désir de peintre « pour tâcher de faire des choses aussi jolies ».

Helleu: “Le yacht Nereus en rade de Cowes” (1900)

« Tenez, voilà une petite qui a déjà compris comment étaient le chapeau et l’ombrelle, me dit Elstir en me montrant Albertine, dont les yeux brillaient de convoitise. — Comme j’aimerais être riche pour avoir un yacht, dit-elle au peintre. Je vous demanderais des conseils pour l’aménager. Quels beaux voyages je ferais ! Et comme ce serait joli d’aller aux régates de Cowes.”

M. Proust “À l’ombre des jeunes filles en fleurs”

 

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